|
||||||||
| ||||||||
La force du oui !
Par Jean Loup SAINT CLAIR
J’ai pu constater personnellement et dans mes relations avec beaucoup de stagiaires, de collègues ou de clients la force du « OUI ! » dit, entendu et ressenti. ... J’ai pu constater personnellement et dans mes relations avec beaucoup de stagiaires, de collègues ou de clients la force du « OUI ! » dit, entendu et ressenti. Je crois que c’est une clé dans beaucoup de situations en entreprise et dans notre vie personnelle.Dans certaines circonstances, nous pouvons être mis devant un choix et ne pas posséder toutes les informations qui nous permettraient de se décider sereinement, cartésiennement, après avoir fait par exemple une étude de toutes ou d’une grande partie des possibilités et leurs conséquences. Cela mobilise fortement notre cerveau gauche. Devant ce choix, peut apparaître aussi l’avis de notre intuition, notre voix intérieure qui nous conseille fortement d’aller dans telle direction, sans pour autant nous fournir beaucoup d’explications, de preuves ou de justifications. C’est notre cerveau droit qui prend la parole. Souvent, j’ai changé radicalement de posture grâce au « OUI ! ». Et cela m’a simplifié la vie… L’émission du « OUI ! » clarifie, allége, fluidifie la relation à l’autre. Cela laisse immédiatement derrière soi la prise de tête et les nombreuses résistances qui ne manqueraient pas de se manifester. « Oui ! », « Eh bien OUI ! », « C’est oui ! », Et pourquoi pas « Oui, bien sûr ! » Bien sûr, il est évident pour tous que la force du « OUI ! » trouve une partie de ses racines dans la force du « NON ! ». Et les deux postures sont tellement différentes. Le Non (positif) me respecte, me sauvegarde dans mes limites, mes capacités, mes croyances. Il est limité et très contextualisé. C’est une denrée rare et précieuse. Il permet à l’autre de bouger. Le « Oui ! », lui, ouvre le champ des possibilités, des départs, des aventures, des dépassements de soi-même. Il possède deux fils, le bon et le mauvais : le « Oui, et… » et le « Oui mais ! ». Le « OUI, MAIS ! » se confond souvent avec un NON caché (négatif), le début d’un jeu où l’autre, l’interlocuteur, le partenaire va s’épuiser à trouver l’ouverture, la possibilité. Pour moi, le « Oui, mais ! », c’est la censure, la porte que l’on vous claque au nez, le renvoi chez soi. Le « OUI, et… et alors… », c’est le début de l’aventure : ça y est, nous sommes déjà en chemin et nous sommes partis avec un bagage léger, non contraignant. Cela nous permet la créativité, la rencontre avec nous-même. Quand on s’accorde le droit à l’essai, et à l’erreur, quand on pense à sa sécurité, le chemin se fait et se découvre étape par étape. Une fois la chose terminée, nous avons une corde de plus à notre arc, une expérience nouvelle, un retour d’expérience avec un partenaire ou un groupe, un enrichissement à travers tout ce qu’ils nous ont apporté pendant la rencontre ou les recherches et les découvertes que nous avons entreprises dans cette opération. Que notre « OUI ! » en soit remercié !
Article publié le 19/03/2007
Retour
|
|
|
||||||